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Prélèvement Manoir de la Cour


Prélèvement Manoir de la Cour


Sortie sur le terrain
































Ce lieu carbure grâce à ViaBloga
Suivis de l'envol : Isabelle Clep - INTONACO CREATIONS


 




Prospection thématique bâti médiéval

En partenariat avec le Service Régional de l'Archéologie

Présentation du territoire d’étude et du porteur de projet
Le Pays Vallée de la Sarthe regroupe 63 communes situées au sud-ouest du département de la Sarthe. Ce territoire est actuellement divisé en 5 communautés de communes : celle des Pays de Loué au nord, celle du Val de Sarthe autour de La Suze à l’est, celles de Malicorne et de Sablé au sud-est et sud-est et celle de Vègre et Champagne (Brûlon) à l’ouest. Il rassemble environ 70 000 habitants.

L’Association Patrimoine d’Asnières, Centre de ressources du patrimoine en préfiguration, bénéficie de la reconnaissance et du soutien financier des collectivités (Conseil général, Pays Vallée de la Sarthe, Communauté de communes de Sablé et commune d’Asnières) afin de : 
  • Proposer des actions à destination de tous les publics en lien avec le patrimoine
  • Fédérer les acteurs du patrimoine, solliciter leurs réflexions et soutenir les projets
  • Animer un lieu patrimonial reconnu, le Manoir de la Cour, édifice classé XIIIe s., à Asnières-sur-Vègre
Le territoire d’action de l’Association Patrimoine d’Asnières est le Pays Vallée de la Sarthe, construction politique récente mais qui s’appuie sur une cohérence géographique et historique.
En quête de formation, d’informations et de collaborations, l’Association Patrimoine d’Asnières, créée en 1986, a très tôt pris contact avec des chercheurs. Ainsi Christian Davy, spécialiste de la peinture murale romane, l’Université de Rennes et Nathalie Molines pour l’étude préhistorique, Marie-Eve Scheffer, le Professeur Gwyn Meirion-Jones et Pierre Garrigou-Grandchamps pour l’étude des manoirs médiévaux ont été sollicités pour leurs connaissances et leurs expériences.
Plusieurs collaborations récentes peuvent être citées :

Etudes sur le Manoir de la Cour à Asnières-sur-Vègre
Eté 1998 et 1999 :
Organisation de chantier de bénévoles Rempart pour l’étude archéologique du bâti du Manoir de la Cour, sous la responsabilité de Marie-Eve Scheffer, archéologue du bâti INRAP.
Commande pour la datation dendrochronologique à Vincent Bernard en 1998
Commande pour des analyses à Christian Davy, chercheur Service Régional de l’Inventaire et Véronique Legoux, conservatrice-restauratrice
Commande pour des analyses pétrochimiques au Laboratoire ERM pour des études sur les enduits
Co-organisation et participation du séminaire consacré aux manoirs médiévaux, sous la responsabilité du Professeur G. Meirion-Jones en 2000 (Sarthe), 2008 (Sarthe), 2009 ( Mayenne) et 2010 (Anjou).

 Présentation de la thématique retenue
L’ancien comté du Maine est le fruit administratif d’une occupation humaine très ancienne et d’une organisation datant de l’époque mérovingienne.
Au Xe siècle, à la suite des invasions normande et bretonne, le pouvoir central est disloqué et affaibli. Une « poussière de seigneuries rurales », selon les termes de l’historien François Dornic, surgit, afin notamment de protéger les populations proches. Les grandes dynasties féodales du Maine s’organisent, profitant d’importantes concessions de terres, de fiefs et de l’autorisation d’édification de châteaux : pour le début du XIe siècle, les forteresses  de Sablé, Château-du-Loir, Laval, La Ferté, Saint-Calais, peuvent être citées, puis une deuxième phase du XIe siècle concerne les sites de Sillé, La Suze, Malicorne entre autres.
La pyramide féodale met également en scène des aristocrates laïcs et ecclésiastiques coexistant à différents niveaux de hiérarchie, dont des seigneurs ruraux non-châtelains, mais qui s’affirmèrent par la construction de leurs résidences au cœur de leurs propriétés agricoles.
C’est à cette large catégorie sociale que l’étude souhaite se consacrer, par le repérage et l’examen de nombreux bâtiments seigneuriaux médiévaux relativement bien conservés, généralement en raison de fait de leur déclassement social et leur transformation en annexes agricoles à l’époque moderne.
L’indication « non-cultuel » réserve l’étude à la structure d’habitation et d’exploitation agricole le cas échéant. Les structures religieuses telles que les chapelles manoriales sont toutefois intégrées, en tant qu’élément constituant de l’ensemble manorial. 
Ce pré-inventaire prend la suite de travaux existants, notamment le travail de DEA effectué par Marie-Eve Scheffer « Habitat seigneurial rural non-châtelain de l’ouest de la Sarthe (XIIe-XIVe siècle) : les résidences de la petite et moyenne aristocratie », 2004, ainsi que les recherches poursuivies par plusieurs bénévoles dont Gérard Bouvet, maçon dans une entreprise de restauration d’édifices classés et par Claude Chauvin, auteur du pré-inventaire du canton de Sablé.

Présentation de l’équipe
- Stéphanie AUGEREAU, enseignante en histoire-géographie dans le second degré
- Grégory BELPERCHE, étudiant, titulaire d’un master recherche sous la direction d’Annie RENOUX, Université du Maine, Inventaire historique et architectural des manoirs des cantons de Brûlon et de La Suze sur Sarthe du XIIIe au XVe siècle.
- Claude CHAUVIN, à l’initiative du pré-inventaire du patrimoine du canton de Sablé-sur-Sarthe dans les années 1970 et auteur d’un article consacré au Manoir de la Cour d’Asnières.
- Pierre DARLOT, enseignant dans le premier degré, fin connaisseur des Archives Départementales de la Sarthe.
- Hervé DELAUNE, président de l’Association Patrimoine d’Asnières depuis 1997, enseignant en lycée, titulaire d’une maîtrise en histoire médiévale consacrée aux seigneurs de Verdelles (château situé à Poillé-sur-Vègre du XVe s.).
- Jean-Yves HUNOT, archéologue du Service départemental de l’archéologie du Maine-et-Loire, spécialiste de l’étude de la charpente au Moyen Age.
- Pierre-Yves LAFFONT, maître de conférence en Histoire et Archéologie médiévales, Université de Rennes II, UMR 6566
- Emmanuel LITOUX, archéologue du Service départemental de l’archéologie du Maine-et-Loire, titulaire d’un DEA spécialisé dans l’étude des manoirs dans le Beaugeois, auteur avec Gaël CARRE de la publication Manoirs médiévaux, aux éditions Patrimoine Vivant Rempart, et Le château de la citadelle de Saumur - Architectures du pouvoir, avec Eric Cron.
- Céline PIRON, salariée de l’Association Patrimoine d’Asnières depuis 2001, en charge du projet scientifique et culturel du Centre de ressources du patrimoine du Pays Vallée de la Sarthe. Titulaire d’une maîtrise et d’un DEA consacrés à la sculpture romane mancelle, sous la direction d’Annie RENOUX et de Maylis BAYLE, en 1998 et 1999. Expériences archéologiques : participation au chantier de bénévoles « étude du bâti » organisés sur le Manoir de la Cour à Asnières, sous la direction de Marie-Eve Scheffer.
Participation aux séminaires archéologiques organisés par le Professeur G. Meirion-Jones depuis 2000.
- Marie-Eve SCHEFFER, archéologue du bâti, auteur de nombreuses études dans le cadre de ses travaux pour l’INRAP, actuellement responsable de la Forteresse de Chinon pour le Conseil général d’Indre-et-Loire.

Présentation de la méthodologie
Travail préparatoire :
1.      Extraire les plans cadastraux : napoléonien et actuel afin de repérer la situation des édifices, du parcellaire et les modifications éventuelles (disparition d’un bâtiment, comblement de douves etc).
2.      Rechercher en archives des premières mentions historiques.
 
Démarche sur le site :
3.      Appréhender l’environnement : le rayon du site (en mètres), sa forme (plateforme…), le relief (éperon, butte, zone humide…), sa situation (isolé en milieu rural, en hameau, en bourg…).
4.      Observer les différentes parties constitutives de l’ensemble bâti et présentation de chacune d’elles (plan, dimensions, niveaux). Analyse de l’évolution (proposition de phasage)
5.      Décrire les matériaux mis en œuvre : pierre (géologie), brique, bois etc et leur type de mise en œuvre (petit-moyen-grand appareil).
6.      Décrire la charpente et la couverture : matériaux de couverture (tuiles, ardoise, bois …) ; à 2 versants, à croupes, en pavillon, conique, brisée… ; la typologie de la charpente à chevrons formant fermes, à pannes …
7.      Décrire la distribution intérieure et la circulation : escalier (hors œuvre, dans œuvre, ½ œuvre, en vis, droit, à volées…) ; espace interne (simple en profondeur, double en profondeur, mur de refend et position)…
8.      Décrire le décor intérieur : traces ou complet ; l’escalier et son traitement, les cheminées…
9.      Décrire les équipements intérieurs : latrines, niches, placards, coussièges…
10. Décrire les éléments fortifiés : porte, pont-levis, pont fixe, hourds, mâchicoulis, canonnières…
11. Synthétiser les observations et proposer une datation.
 
Pour le repérage photographique : Chaque point de la démarche sur site doit être couvert par un cliché.
Vue d’ensemble (bâti et environnement), édifice individuel, matériaux, couverture et charpente, escalier, espaces internes, cheminées, décor éventuel, latrines etc.
 
Des relevés archéologiques complémentaires : plan au sol, élévation, détails architecturaux pourront être effectués par une équipe dans un second temps.


 
Présentation des travaux réalisés en 2010
Les travaux 2010 sont de trois natures.
 
·         D’une part, la poursuite des visites de visite dans le cadre du pré-inventaire 
 
·         D’autre part, la contribution au comité de rédaction et le portage administratif de la future publication « La Demeure seigneuriale dans le monde Plantagenêt : salles et chambres, XIe-XVIe siècles » sous la direction de Gwyn Meirion-Jones. Cet ouvrage sera publié aux Presses Universitaires de Rennes au cours du second semestre 2011. Il rassemblera les contributions de chercheurs français et britanniques sur des sujets archéologiques touchant le territoire de l’ancien Empire Plantagenêt, qui s’étendait du Royaume Uni aux Pyrénées.
 
·         Enfin, la commande de compléments de datation dendrochronologique à l’entreprise Dendrotech portant sur des bois de charpente du Manoir de la Cour à Asnières sur Vègre.
Les conclusions : les datations dendrochronologiques confirment un étalement du chantier de construction de 5 à 6 ans entre 1293-1299. Les bois datés en 2010 concernaient le plancher du porche et les aisseliers qui en soutiennent la structure, ainsi que pour l’étage, les bois qui composent la tribune.Ce travail complète les informations obtenues en 2008 concernant les deux charpentes de l’édifice et il est conforme aux hypothèses formulées par les archéologues et par Véronique Legoux, conservatrice-restauratrice de peintures murales. L’histoire de la construction du manoir de la Cour à Asnières est ainsi mieux connue et pourra être valorisée au sein des futurs espaces d’exposition installés au sein de  l’édifice en 2012.
Voir le Rapport dendrochronologique 2010

 Les intentions pour 2011

Poursuivre les repérages de sites médiévaux, à raison de cinq sorties programmées au cours de l’année et suivies par 6 à 7 personnes régulièrement.

Redéfinir le territoire d’étude du pré-inventaire. En effet, le Pays Vallée de la Sarthe, comptant 63 communes, se révèle être une échelle trop vaste. Aussi le groupe de recherche opte pour une étude portant sur la seigneurie de la Champagne-Hommet, dont la cartographie est en cours.

Un travail d’archives dans le fonds privé du Château de Juigné sera programmé. 

Deux nouvelles sorties sur le terrain pourront être préparées pour les samedis 26 mars et 14 mai prochains, en grande partie pour poursuivre la visite des nombreux manoirs d’Auvers-le-Hamon.
 
 
 

 

 


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